Les bandes dessinées qui pourraient résumer mon parcours

Vous devez probablement savoir que, bien avant d’écrire des textes en tous genres, je suis avant tout fan de bandes dessinées (et d’ailleurs dessinateur à mes heures perdues).

Fan de comics (Marvel, DIC) ou de BD plus « traditionnelles » (Achille Talon, Tintin, les schtroumpfs, Kid Paddle, Ric Hochet, etc, etc..), j’aimerais mettre en avant 3 héros de BD qui résument à eux seuls mon parcours.

Honneur aux dames ! Le premier de ces héros est une héroïne, Malika Secouss, croquée par Téhém, un auteur originaire de La Réunion, né à Paris, mais ayant vécu entre l’île de l’océan indien et la capitale métropolitaine (presque tout comme un certain John Renmann). Malika croque la vie, kiffe sa banlieue et fracasse les fachos à coups de Rangers, faisant remonter leurs bijoux de famille jusque dans leur gorge. Un véritable coup de cœur !

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Le second héros qui a, si je puis dire, bercé non pas mon enfance, mais ma vie d’Aveyronnais d’adoption n’est autre qu’ Aimé Lacapelle. Éminent membre du Bureau d’investigation tarnais (B.I.T), la police agricole du Tarn. Humour décalé (le papy de 60 ans arborant un t-shirt floqué du texte « DEEP RURALITY »), nombreux clins d’oeil à la région Midi-Pyrénées (la mamie d’Aimée lui prépare des croustades gargantuesques en roulant des « R »), textes ponctués d’expressions et autres interjections aveyronnaises, un must pour tout amoureux de BD.

À noter que l’auteur, Jean-Yves Ferri, a contribué à l’écriture du scénario d’Astérix chez les Pictes.

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Le troisième et dernier héros, probablement inconnu du grand public, mais pas des Antillais (je sais, je sais, ces derniers vont froncer les sourcils en hurlant qu’ils ne font donc pas partie du grand public) n’est pas un personnage fictif mais le dessinateur Martiniquais Pancho. Attention, à ne pas confondre avec son homonyme Vénézuélien.

Pancho caricature la société Antillaise à travers de courtes vignettes humoristiques publié dans le quotidien France-Antilles.

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La banlieue, l’Aveyron, les Antilles, mon tiercé gagnant dans le désordre !

Critique de « Poèmes en tous sens » de l’auteure Anneh Cerola

Aujourd’hui, après avoir donné mon avis sur « Mémé dans les orties » le succès d’Aurélie Valognes, j’aimerais vous parler de l’ouvrage « Poèmes en tous sens » de la poétesse Anneh Cerola.

L’auteure œuvre déjà sur le site http://www.monbestseller.com, tout comme votre humble serviteur, et nous attendons toujours la publication de son roman « Me dévoilerais-je ? ». Cet appel subliminal ayant été fait, passons à la critique de « Poèmes en tous sens ».

Premier constat, Anneh sort des sentiers battus de la poésie telle que nous la connaissons.

En termes plus clairs : exit la rime, l’alexandrin et la structure particulière propre à ce genre littéraire. Les puristes seraient déroutés et certains pourraient grincer des dents face à l’audace de l’auteure. Je ne vous cache pas que cela a été mon cas.

Mais, car bien entendu il y a un « mais », l’essentiel est là. La poésie est avant tout un moyen d’exprimer ses émotions, à l’instant « présent » ou a posteriori. Dans cet exercice, la poétesse excelle en réussissant à nous communiquer son ressenti à travers des mots choisis pleins de sens. Si elle fait fit des vers, elle jongle avec la prose d’une manière diaboliquement efficace.

Pour ceux qui savent lire à travers les lignes, on parviendrait presque à disséquer l’âme d’Anneh et deviner certaines de ses souffrances, mais la pudeur et le respect de l’être m’empêche de vous en dire plus.

Mon texte préféré dans ce recueil ? Parmi tant d’autres, A la recherche,  qui est un pied de nez à la quête du succès et une alerte au fait de passer à côté du vrai.

Je note 8/10 avec les encouragements du jury

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