Création de textes poétiques à partir de vieilles images en noir et blanc

Je viens de participer à un petit concours de textes fort sympathique sur google+

Le principe est le suivant, les auteurs nous livrent une image en noir et blanc et, à partir de celle-ci, à nous d’écrire le texte qu’elle nous inspire.

Photo 1 suivi de son  texte

billes

J’étais haut comme trois pommes

Les filles exhibaient leurs couettes

Jouant à la marelle, quelque part entre ciel et terre

Ou piétinait un élastique sur une chorégraphie qui m’échappe encore

Nous jouions des coudes pour atteindre le terre-plein les premiers

Nous jouions du pouce pour gagner quelques billes

Un temps d’insouciance ou nous ne parlions jamais de « mettre à sac »

Mais plutôt de « mettre dans le sac »

Un temps où le seul calot que nous admirions

N’était pas le militaire mais le roi des billes

J’étais haut comme trois pommes

J’étais le capitaine du navire

Mes compagnons pirates étaient mes amis

Et mon coffre au trésor…un sac de billes

Photo 2 suvi de son texte

IMG_20150614_122118

C’était mon frère
Mon frère blanc
Celui qui ne me jugeait nullement
Celui qui m’a tendu la main
Là où j’étais un paria,
Une erreur au pays des confédérés,
Une anomalie au pays du Klan

C’était mon frère
Mon frère blanc
Qui me répétait sans cesse qu’il s’en foutait
De ma peau couleur ébène
De sa peau couleur ivoire
De nos différences qui finalement nous rapprochaient

C’était mon frère
Mon frère blanc
Celui qui a étreint la balle qui m’était destinée
Celui qui m’a souri, une dernière fois
Celui qui m’a dit que je devais leur pardonner

C’était mon frère
Mon frère blanc…

Photo 3 et texte

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Amazones, Walkyries
Nous en sommes là, à nous élever encore plus haut que les hommes
A adopter leur comportement guerrier
Mais sans un sein coupé
Sans un arc
Ni un glaive à portée de main
Mais à jouer des poings
Pour nos libertés
Pour nos filles
Pour vous rappeler que c’est une femme qui a enfanté un homme

Amazones, Walkyries

Dernière photo et son texte

bébé

Mon enfant,
Je t’ai entendu pousser ton premier cri
Arraché au sein nourricier de ta mère
J’ai vu ton premier sourire se dessiner
quand un visage aimant tu reconnaissais
J’ai frissonné en m’abreuvant de tes éclats de rire
lorsque le pitre je mimais

Mon enfant,
Je t’ai vu chuter et te relever
Quand tu expérimentais tes premiers pas
J’ai soigné tes plaies de corps
Et tes plaies de cœur
Tout comme tes plaies de l’âme

Mon enfant,
Je ne te lâcherai pas la main
Et un jour c’est toi qui tiendras la mienne
Lorsque mes tempes seront grisonnantes
Et que je courberai l’échine sous le poids de l’âge

Mon enfant,
Sache que si mon corps s’altère avec le temps
L’amour, lui, ne faiblit pas
Tu resteras à jamais la chair de ma chair
Le sang de mon sang
Mon enfant

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